IAD

TAÏCHI QUAN : L’AVENTURE INTÉRIEURE AVEC WILLY MANGIN !

Willy Mangin pratique les arts martiaux chinois depuis 25 ans. Tombé malade alors qu’il était étudiant, il s’était remis en forme grâce aux Arts Martiaux chinois, à base de Kung-Fu, Taiji Quan et Qi Gong.. En 2015, il passe un été en Chine où il approfondi le Taiji Quan du style Chen, dans la province du Henan. Il ressent alors une cohérence énorme avec ce qu’il recherchait dans la pratique martiale : lenteur, fluidité, bénéfices pour la santé. Il comprend que le découpage habituel selon trois approches «externe, interne ou énergétique» n’a pas de sens dans une pratique avancée. Il s’agit plutôt d’un continuum avec des intensités de pratique ou des difficultés cognitives variables.Il passe alors sa ceinture noire et obtient des diplômes universitaires conjuguant arts martiaux et santé, réalisant des mémoires sur le Tai-chi et ses bienfaits tout en mettant un point d’honneur à conserver une exigence scientifique. Aujourd’hui diététicien du sport, il arrive au Mans en 2025, attiré par le sérieux du Samouraï 2000, et donne actuellement des cours au Dojo Alice Millat, qui ajoute ainsi une nouvelle discipline à son éventail d’arts martiaux enseignés.

Une discipline aux multiples atouts

Discipline ancestrale chinoise, le Tai-Chi est une succession de gestes dans l’espace, précis et codifiés, qui prennent leur source dans la pratique martiale. C’est aussi l’une de six branches de la médecine chinoise. L’aspect médecine chinoise est plutôt une tentative de rattacher la pratique dans une optique de santé. Basé sur les principes opposés du Yin et du Yang qui s’assemblent pour s’équilibrer, le Tai-Chi améliore la souplesse, la coordination, l’équilibre, et mise sur la relaxation. Leurs pratiquants exécutent avec fluidité un enchaînement de mouvements circulaires et continus, réalisés lentement et dans un ordre précis. La maîtrise de la respiration y joue un rôle essentiel, car elle permet d’harmoniser le corps et l’esprit. Le Tai-Chi-Chuan agit aussi sur divers problèmes de santé : l’hypertension, l’arthrite, les rhumatismes, l’ostéoporose, le diabète, les symptômes de la maladie de Parkinson. La pratique permet aussi de diminuer les risques de chute en particulier chez les personnes âgées, en améliorant l’équilibre. Elle diminue les risques de maladies cardio-vasculaires, et peut améliorer le sommeil et la respiration.

Willy pratique le Tai-chi style Chen, venu du village de Chenjiagou

Cette technique martiale du village des Chen permit de résister aux envahisseurs au XIXe siècle, puis se développa à Pékin sous l’impulsion de la riche famille des Wu. Le Taiji Quan réunissait alors à la fois des techniques de Kungfu (le monastère Shaolin se trouve à moins de 80 km de Chenjiagou) et des techniques de santé (tuna, travail respiratoire, et Daoyin, art de longue vie). La pratique du style Chen est basée principalement sur le travail d’enchainements à mains nues (quan), mais le Tai-chi peut aussi se pratique avec des épées (jiàn) ou des éventails (shàn). Il est aujourd’hui très pratiqué en Chine où les populations effectuent leurs exercices comme une gymnastique chaque matin. Willy Mangin, ceinture noire 5ème Dan, projette de retourner en Chine cet été, pour poursuivre son apprentissage avec le grand maitre Li Feilin maître de Tang Lang (Mante Religieuse), un des quatre grand maîtres du style. 

Une série d’exercices préparatoires et d’enchainements de gestes précis et codifiés

Un cours de Taï-Chi se compose d’exercices préparatoires : étirements et renforcement musculaire puis d’exercices spécifiques en fonction de la thématique du cours et enfin l’apprentissage d’un enchaînement. Pour les débutants la forme des 8 mouvements est adapté à un public européen qui ne pratique qu’une à deux fois par semaine. Cela permet d’aborder enchaînements plus long lors de la progression des élèves. Les exercices de poussée des mains (interaction à deux) font partie de la pratique traditionnelle. La recherche du relâchement associé à la lenteur de l’exécution des mouvements favorise un profond travail respiratoire ; celui-ci participe à la libération des tensions et blocages qui entravent la libre circulation de l’énergie ou Qi (souffle vital). Willy accueille les adultes et adolescents, les mardis et jeudi au Samouraï 2000. Il propose aussi des stages. 

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

IAD

Nous suivre

Vous aimez la Sarthe ? Alors vous aimez le Petit Sarthois… Suivez-nous ;-)

PUBLICITÉ