Nous la croisons régulièrement au gré de nos réunions avec le Groupe Marteau, son sourire chaleureux et son joli minois de femme élégante retient à chaque fois notre attention. C’est donc tout naturellement que nous avons pensé à elle pour illustrer notre thème « Vieillir avec le sourire ». Cette femme de caractère a traversé le 20ème siècle en connaissant mai 68 à Paris, enfermée dans le carcan d’une famille bourgeoise quartier Trocadéro, alors qu’elle rêvait de se mêler à cette jeunesse éprise de liberté… Quel plaisir d’égrener avec elle les moments forts de sa vie, et l’on ne peut que vénérer cette énergie, cette envie de cueillir dès aujourd’hui les roses de la vie…
« J’avais 15 ans en mai 68, j’habitais dans le 16ème… »
Anne a grandi dans les beaux quartiers parisiens… « J’ai vécu la révolution de mai 68 un peu à l’écart, le lycée avait fermé et je bouillais d’impatience à l’idée de vivre ma vie, tandis que mes parents nous avaient confiné mon frère et moi… Je rêvais de connaitre cette jeunesse qui luttait pour la liberté et la libération de la femme… » Puis Anne obtient un BTS en marketing dans les années 70, et commence par travailler comme assistante du célèbre architecte catalan Ricardo Bofill. « Je parlais espagnol, il me trouvait rigolote… il faut dire que je n’avais peur de rien… ». Puis c’est la rencontre avec l’amour de sa vie, un jeune médecin surnommé Clotaire, et l’arrivée dans la Sarthe en 1984. « Au départ ce ne fut pas facile de quitter Paris pour venir au Mans, mais j’ai rencontré l’architecte Alain Prébay qui m’a engagée et ce fut une belle période avec nos 2 fils, Adrien et Clément. Aujourd’hui je suis heureuse au Mans, au milieu de mes amis, une bande très chouette de joyeux lurons. »
La libération de la femme OUI… mais pas au détriment de l’éducation de ses enfants !
Anne doit ensuite faire une parenthèse dans sa vie active pour s’occuper de ses 2 fils « Deux enfants extraordinaires ! ». Finie la vie active, bonjour l’organisation des kermesses à l’école Sainte-Croix. En effet Anne est catholique, un héritage et des valeurs qui comptent toujours à ses yeux, même si elle privilégie la religion ouverte et tolérante plutôt que le dogme et la radicalité. « Trois choses m’inquiètent pour l’avenir de l’humanité : la démission éducative de certains parents, le réchauffement climatique, et l’intelligence artificielle qui va bientôt supplanter l’être humain. » Elle souhaite le meilleur pour cette jeunesse qui lui apporte tant, elle s’intéresse profondément à eux et leur demande toujours la permission avant de les tutoyer. Les jeunes qu’elle chouchoute ? Ses petits-enfants : Armand, Gaston, Nina, Ambre, Rose, Honoré, Gaspard, Capucine, et Brune… une petite fille de 5 ans à l’humour décapant.
Toujours active dans l’immobilier à bientôt 73 printemps
Ses enfants élevés, c’est à la suite du transfert de sa maman en maison de retraite qu’Anne a dû se remettre à travailler. « J’ai démarré avec Christian Floch à l’agence immobilière SGSI, puis rapidement j’ai rencontré Ingrid et Wilfrid Berceron du Groupe Marteau, que j’ai rejoint en 2014. Depuis 12 ans je me sens un peu chez moi avec eux. J’instaure une vraie confiance avec mes clients, je sais comprendre les lieux, leur âme… J’aime profondément mon métier. » Cette grand-mère hyperactive sort le soir avec ses potes (NDLR), part en vacances au Maroc avec sa « smala » et ose y chanter debout sur une table… Et bonne nouvelle… a arrêté de fumer ses 30 clopes par jour il y a 9 ans ! Autant dire qu’Anne est une femme épanouie : bien dans ses baskets, un réseau incroyable et surtout elle adore rigoler…







