Cette race est reconnaissable partout dans le monde, c’est un peu la star des chevaux de trait. Comme chaque année, la Foire du Mans met à l’honneur les chevaux dans la partie agricole, avec des concours le vendredi (pouliches) et le dimanche matin (étalons). Nous avons rencontré Jean-Luc Bâcle, le Président du syndicat des percherons de la Sarthe, qui nous décrit cette race magnifique, et nous explique son quotidien d’éleveur.
Une passion en famille qui remonte à plusieurs générations
La passion du percheron lui est venue de son père : « Il était étalonnier et parcourait les fermes avec son cheval pour couvrir les juments, la saison de saillie démarrait en février mars pour se terminer 4 ou 5 mois plus tard. » Jean-Luc Bâcle a attendu un peu, car son métier de charpentier était prenant, mais en 2000 il achète son premier percheron. « Il s’appelait Grandin, c’était l’idole de la Fête du percheron de Saint-Cyr-la-Rosière, qui se déroule dorénavant à la Ferté-Vidame. » Il a transmis le virus à ses enfants : Amélie sera aussi présente à la Foire du Mans pour participer au Carrousel du samedi à 15h, en compagnie de 8 percherons. Et il y a Vincent, lui aussi dans le Carrousel, mais il proposera aussi une démonstration de monte appelée « la poste hongroise » où il sera sur 2 percherons debout !
Les concours qui se dérouleront à la Foire du Mans
Le début de l’été est l’occasion de sélectionner les meilleurs percherons au travers de 7 concours dans toute la Sarthe : 33 seront sélectionnés pour la Foire du Mans. « Le vendredi il y aura les sections pouliches, suitées (avec poulains) ou non, par âges. Le dimanche matin ce sera 15 étalons de 2 ou 3 ans. Puis les champions toutes catégories. » Ce dernier aura le privilège de voir son prix monter, et la demande est forte depuis quelques années, notamment celle venue de la Chine, destination de Lascar de Lucé photographié mi-août le jour de son départ « La Chine adore les percherons, Lascar y part pour transmettre ses gènes, il faut dire qu’il a de magnifiques proportions : 1,82 m au garrot, 1,1 tonne, une robe pommelée, et un bon caractère. » La race est de moins en moins utilisée au travail : juste un peu de travail dans les vignes, du débardage en forêt, le ramassage des ordures le mardi matin au Mans (Doupette vient de chez Jean-Luc Bâcle) ou bien encore la traction de la cariole à l’Arche de la Nature.








