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ROMANE YACOVLEFF : « AVEC ITHAQUE, J’AIMERAIS RETROUVER LE HAUT NIVEAU »

Le cross, la discipline préférée de Romane Yacovleff

Boostée par la naissance de sa fille, l’ancienne championne de France  des Jeunes cavaliers pro Elite  Romane Yacovleff, 30 ans, vise le retour au haut niveau en concours complet d’équitation (CCE) avec Ithaque d’Alroben, cheval issu de l’élevage familial.

Romane, que devenez-vous ?

Depuis 2014, j’ai créé mon écurie à Souligné-sous-Ballon et j’accompagne les couples cheval-cavalier vers leurs objectifs, que ce soit en amateur ou vers le haut niveau.

Mais plus personnellement ?

La naissance de ma fille en août 2021 m’a remotivée. Cette pause m’a permis de prendre du recul sur la compétition, de me situer dans ce milieu, d’analyser.  Cela m’a aussi confortée dans l’idée que j’avais toujours l’amour du cheval, même si la compétition n’est pas forcément une priorité. Mais je recherche à me recréer un chemin ver le haut niveau avec un cheval ou plusieurs chevaux  qui me correspondent. 

Et comment pensez-vous atteindre cet objectif ?

Actuellement, j’ai deux chevaux, un de 4 ans et un AQPS (Autre que pur sang) de 6 ans. Je souhaite les conserver et les mener vers le haut niveau. Ithaque d’Alroben, issu de l’élevage familial, a les moyens d’atteindre cet objectif. Mais il faut trouver les fonds, il faut avoir les reins solides : le haut niveau est une vitrine mais on ne gagne pas d’argent. J’envisage de créer un syndicat de propriétaires autour de ce cheval pour pouvoir le garder. Avec lui, j’aimerais atteindre le haut niveau où j’étais (Romane a été championne de France amateur 2 et championne de France des Jeunes cavaliers pro-élite. Elle s’était même qualifiée aux « Europe » en 2011 où elle a fini 10e).

Avec l’AQPS, Grand Avenir, j’attends de voir. C’est un cheval qui s’est blessé à l’entraînement, je l’ai soigné, formé. Il a toutes les qualités que j’aime : il est calme et intelligent. 

Ceux qui vous croisent sur les terrains apprécient votre façon de monter, comment la définissez-vous ?

En fait, je travaille dans le sens du cheval, une monte très naturelle, pour ne pas briser les chevaux. Je ne leur demande que ce qu’ils peuvent donner, sans franchir les limites, en respectant leur intégrité mentale et physique.  Et j’aime monter les chevaux qui ont du sang.

Catherine Gilot

ECURIE ROMANE YVACOVLEFFLa Haute-Roche, Souligné-sous-Ballon

À LA DECOUVERTE DU CHEVAL ISLANDAIS

Le cheval islandais, le cheval aux cinq allures.

Le cheval islandais est un équidé de petite taille. Il toise entre 1 m 30 et 1 m 45. En France, on le qualifierait de poney. Sa robe est une véritable palette de couleurs : alezan, gris,  blanc, noir, pie…  Ces chevaux sont gentils, porteurs ; ils ont le pied sûr, ce qui est appréciable car, sur l’île, le paysage est très accidenté.

« En Islande, nous n’avons que des chevaux islandais. Nous n’avons pas le droit d’importer des chevaux d’autres continents pour éviter les maladies. Si un cheval quitte l’Islande, il n’aura pas le droit d’y revenir », a expliqué notre guide équestre près du lac Myvatn.  

Cinq allures

Ces petits chevaux ont une particularité. Ils ont cinq allures différentes : aux pas, trot et galop, s’ajoutent le tölt, une sorte de trot bizarre qui permet au cheval de parcourir de longues distances sans se fatiguer, et l’amble.

Autre sujet d’étonnement pour un cavalier, les Islandais ne mettent pas toujours de tapis de selle en été. « En raison du réchauffement climatique, quand il fait chaud, nos chevaux souffrent. Alors nous ne mettons pas de tapis. Nos selles sont adaptées. L’hiver, les chevaux ont des poils de plus de 5 cm comme des nounours ».

Près du lac Myvatn, la balade serpente autour de cratères remplis d’eau sur de petits sentiers. En raison des nombreuses petites bêtes volantes autour du lac, les cavaliers doivent porter des filets sur leur bombe et autour du visage pour se protéger.

Amis cavaliers, si vous allez en Islande, n’hésitez pas à faire une balade sur les chevaux islandais ! Une expérience vraiment à tenter dans des paysages à couper le souffle. 

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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