Nous avons rencontré Geoffroy Daudibon, le nouveau président du Comité Départemental d’équitation, et gérant du club équestre « Château Gaillard » à Guécélard. Il était auparavant trésorier de l’association dont le bureau est composé d’acteurs de la filière équestre qui animent les clubs et les compétitions en Sarthe. Geoffroy nous explique le fonctionnement du CDE, sa vocation et les actions mises en place pour relayer sur le territoire la politique menée par la Fédération Française d’Équitation.
Quelle est la vocation du Comité Départemental d’équitation ?
Nous représentons les 118 clubs et établissements équestres affiliés à la FFE sur le département. Nous couvrons l’enseignement de l’équitation au travers des 30 clubs équestres labellisés, les compétitions, les pensions de chevaux, le tourisme équestre, l’élevage et la valorisation des équidés. Il faut savoir qu’en Sarthe on compte aux alentours de 15 000 équidés pour la filière professionnelle, que ce soit des chevaux de selle, poneys ou chevaux de courses. Si l’on compte les ânes et chevaux de trait, on passe la barre des 20 000. La Sarthe est un département où le cheval tient historiquement une place importante.
Quel est votre parcours ?
J’ai commencé l’équitation à 9 ans au Poney Club de Changé, avec Bernard Detournay. Puis à 18 ans je suis devenu moniteur et j’ai monté le club équestre de Château Gaillard à Guécélard avec l’aide de mes parents. J’ai fait de la compétition en CCE jusqu’en CCI **, puis j’ai passé mon diplôme d’instructeur à Saumur ce qui m’a permis de former des moniteurs pendant 10 ans et J’ai eu plaisir à transmettre cette passion qui m’anime depuis plus de 40 ans.
Quelles sont les grandes actions du CDE ?
Nous organisons le Challenge Sarthe qui sert de support d’épreuves qui compte double pour aller aux Championnats de France à Lamotte-Beuvron chaque été. Il y a 7 manches de septembre à juin et la finale s’est déroulée cette année à Vibraye. En moyenne 160 engagés y ont participé. Autre facette de l’équitation, les balades, avec la Randonnée Régionale qui se déroulera fin août autour de Neufchâtel en Saosnois. C’est une semaine magique pour les enfants et adolescents qui partent une semaine à cheval durant leurs vacances, avec restauration et campement le soir. Les années précédentes, plusieurs centaines de jeunes y ont participé, les inscriptions se font par l’intermédiaire des clubs.
Quelles ont les grandes disciplines de l’équitation en compétitions ?
Il y a d’abord le Concours de Saut d’Obstacles (CSO) qui regroupe une majorité de compétiteurs, puis le Concours Complet d’Équitation (CCE) une discipline très pratiquée en Sarthe où nous avons un grand nombre de cavaliers de haut-niveau. Malheureusement, le modèle économique du CCE est compliqué car cela coûte très cher d’organiser les concours. Du coup se développent de nouvelles disciplines plus simples à organiser comme le Hunter (voir encadré ci-dessous), l’endurance, l’équifun (pour les enfants), et le dressage qui est plus connu car discipline olympique.
Une discipline équestre qui se développe : le Hunter
On distingue deux types de compétitions de hunter en France. Les épreuves sont jugées à l’aide d’une grille d’évaluation. Le toilettage du cheval et le dress code du cavalier contribuent également au charme de cette discipline.
Le hunter style : ce sont avant tout le modèle du cheval, sa locomotion et sa qualité de saut qui sont évalués.
Le hunter équitation : c’est le couple cavalier-cheval qui est jugé.
Pour le cavalier, les juges évaluent sa position, son attitude, la discrétion de ses actions, sa maîtrise du cheval ainsi que sa capacité à prendre les bonnes décisions en fonction des figures imposées et du tracé du parcours.
Pour le cheval, l’attention est portée sur la qualité des abords, l’équilibre et la régularité du galop, ainsi que sur sa sérénité face aux difficultés du parcours.
On distingue trois types d’épreuves : les Figures imposées, la Maniabilité et le Grand Prix. Il existe également des épreuves réservées aux jeunes chevaux. Très formatrices, elles se déroulent sur des parcours composés d’obstacles particulièrement soignés, accueillants et décorés.
Les origines du hunter : le hunter était destiné, à l’origine, aux cavaliers de chasse à courre durant les saisons sans chasse. C’est pourquoi l’élégance est un élément fort qui a été repris, que ce soit au niveau du toilettage du cheval ou du poney, comme de l’habillement du cavalier. Même les obstacles sont choisis pour leur style. Sport et style sont inséparables.
Contact : cde72@ffe.com








