LE MÉTIER DE MARÉCHAL FERRANT AVEC ANTOINE ROYER

Depuis 10 ans, Antoine Royer est maréchal-ferrant en Sarthe. Nous l’avons rencontré lors d’une intervention au Club équestre de l’Étrier Sarthois au Mans. Il nous explique ce métier souvent méconnu du grand public. L’objectif du maréchal ferrant est de soigner les sabots des chevaux pour améliorer leur locomotion. Les chevaux sont des animaux constamment en mouvement, qui ont besoin de soins pour leurs pieds, et souvent des fers un peu comme pour nous des chaussures.

Les 5 étapes du travail du

maréchal-ferrant

1. Déferrer : Il utilise une tricoise, une grosse pince très puissante, pour décoller le fer sans blesser le sabot.

2. Parer les sabots : le parage consiste à nettoyer et rééquilibrer le sabot en retirant l’excès de corne. L’objectif est de garantir un pied sain et de bons aplombs, en nettoyant la fourchette et

la sole, couper les parties mortes des lacunes latérales et parer la corne de la pince aux talons.

3. Poser les fers : adapter la ferrure en chauffant, et le façonner sur une enclume pour un ajustement parfait.

4. Brocher : Le fer est ensuite fixé au sabot avec des clous spécifiques grâce à un brochoir.

5. River : il coupe et replie les extrémités des clous avec une tricoise pour maintenir le fer en place. A noter qu’Antoine a investi il y a 2 ans dans une machine électroportative qui lui permet une meilleure efficacité (vidéo via le QRcode)

Un métier physique et parfois dangereux

Un cheval pèse souvent plus de 500 kilos. C’est donc un travail super physique. Et comme ils n’ont pas le droit d’endormir le cheval, les maréchaux doivent se débrouiller pour les maitriser. S’il est agité, cela peut se corser. Antoine indique « qu’Il ne faut pas hésiter à décaler une intervention, voire à la refuser quand il en va de notre santé. Les jeunes maréchaux ferrants prennent souvent trop de risques au début de leur carrière. » Une intervention dure en général 1 heure pour les 4 pieds, « mais cela dépend de la météo, de l’âge du cheval … » précise Antoine. Ce jour-là il était accompagné d’Élisa, une jeune apprentie en formation en CAP à Saint-Hilaire-du-Harcouët (50). « Ce CAP se passe normalement en 3 ans mais comme j’avais un BAC général pour moi ce sera 2 ans ». 

Antoine est très occupé car la petite trentaine de maréchaux en Sarthe ne suffisent pas à traiter les presque 30 000 équidés en Sarthe. C’est donc un métier où il y a du travail !

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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