LILOU WADOUX ÉCRIT L’HISTOIRE EN LMGT3 AVEC AF CORSE & FERRARI

Elle vient de fêter ses 25 ans en avril mais a déjà paradoxalement un CV hors normes… Depuis 2023, Lilou Wadoux a disputé 35 courses avec Ferrari, signant 5 victoires et 8 podiums. En 2025, elle a remporté le titre pilote de la catégorie GTD en IMSA Endurance Cup (Championnat américain), contribuant également au titre Constructeur (Ferrari) et au titre Team (AF Corse). Elle est également la première femme à remporter une course du FIA WEC (Championnat du Monde) depuis sa création en 2012, grâce à sa victoire aux 6 Heures de Spa-Francorchamps en 2023 en LMGTE Am. Nous la retrouvons rayonnante, auréolée de sa récente victoire à Sebring (USA), enthousiaste à l’idée de retrouver Le Mans pour sa 4ème participation.

L’ascension fulgurante d’un talent précoce

Elle démarre par le tennis mais c’est à l’occasion d’une séance de karting à 14 ans qu’elle attrape le virus des sports mécaniques. Elle rencontre des passionnés propriétaires d’une écurie de karting et s’engage l’année suivante dans des courses de niveau national. La jeune Lilou ne tarde à faire parler d’elle, il faut dire que son père Cédric était pilote amateur de rallye et sait la conseiller. Ensuite tout s’enchaine très vite : elle acquiert de l’expérience en «Peugeot 208 Series» alors qu’elle n’a pas encore le permis… et concoure à 18 ans en Alpine Elf Europa Cup. Elle est repérée par Richard Mille Racing Team qui lui fait passer des tests au volant d’une LMP2 ! Sa carrière en endurance est lancée…

Pilier de l’équipe AF Corse

Ferrari a annoncé en janvier le renouvellement de son contrat, Lilou restera donc pilote officielle pour plusieurs années. Depuis ses débuts avec le constructeur en 2023, Lilou Wadoux s’est imposée comme l’une des figures montantes de l’endurance, remportant notamment en IMSA la très difficile course de Sebring (USA). « C’est une course ultra difficile dont le tracé aux 17 virages est situé sur un ancien aéroport constitué de plaques de béton, le tout avec une température de 30°C. La course a été incroyable puisqu’on on démarre bien en prenant la tête, avant qu’une pénalité (drive-through) ne nous rétrograde en dernière position. Puis on reprend la tête et « re-pénalité » ce qui nous ramène encore en queue de peloton, puis on remonte en tête… et chose incroyable suite à un incident de course on rétrograde une nouvelle fois dernier… Et là «Safety car» ! On remonte encore… et dans le dernier tour Antonio Fuoco double l’Aston Martin, nous gagnons avec 7 dixièmes d’avance ! » 

Elle visera un Top 10 aux 24h du Mans, ou mieux…

La catégorie LMGT3 est ultra relevée en 2026 au Mans avec 25 voitures. « Au moins 20 voitures sur les 25 peuvent gagner au Mans. Donc on souhaite figurer dans le Top 10, et idéalement sur la plus haute marche même si ce sera difficile. » L’amiénoise a confiance dans sa voiture « on est très rapide dans les virages, on doit progresser dans les lignes droites, et au Mans il faut être au top en Vmax (vitesse max). » La Ferrari 296 LMGT3 Evo était arrivée 11e en 2025, quelques évolutions pourraient permettre à Lilou d’aller chercher le podium en juin « Nous avons le même moteur et le même châssis qu’en 2025, mais une nouvelle boite de vitesses et un nouveau kit aéro pourraient améliorer nos chronos. » 

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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