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Jean-Francis Simon : un cavalier de saut d’obstacles discret

Une partie de l’élevage de Jean-Francis Simon est restée en Bretagne, chez ses parents.

Breton pure souche, Jean-Francis Simon, cavalier Pro de CSO (Concours de saut d’obstacles), ne fait guère parler de lui.  Pourtant ce Sarthois d’adoption, installé à Souligné-Flacé, évolue dans des compétitions nationales et internationales à haut niveau avec son champion Enoch de Bréhat.

A 26 ans, Jean-Francis Simon a déjà un beau palmarès à son actif avec son cheval Enoch de Bréhat, un entier, selle français  de 9 ans, né sur l’île de Bréhat, ce dont le Breton est très fier.

« C’est vrai, je suis discret. Je suis arrivé en Sarthe en 2020, mais je viens tout juste de m’installer à Souligné-Flacé. J’ai acheté cette propriété l’été dernier. Ici, c’était un ancien centre équestre, mais je refais tout », explique le cavalier en montrant la carrière en fin d’aménagement. « Pour le manège, le permis de construire est déposé »

Déjà 6 poulinières et quelques chevaux sont installés  à « La Groie ». 

« Les chevaux que je travaille régulièrement sont encore dans le Sud-Sarthe, à Saint-Ouen-en Champagne, et Enoch est au prélèvement avec un autre étalon. Il rentre demain », précise le cavalier.

Son champion a déjà participé à des compétitions internationales de haut niveau, comme le championnat du monde « Sires of the world », les étapes du circuit Grand National FFE avec des obstacles à 1 m 50, ou encore des CSI 4 et 3 étoiles.

« Je préserve Enoch »

« Royan, avec des barres à 1 m 50/1m 55 ou encore le concours Athina Onassis à Saint-Tropez, ce sont de belles étapes », reconnaît le cavalier.

 « Je sors mon cheval en compétition environ 25 fois par an. Je le préserve. Et comme il est bon, cela suffit à le qualifier. Et puis, bien sûr, il va au paddock dès qu’il est chez lui. Il ne reste pas au box », poursuit le cavalier, soucieux de préserver le cheval qu’il a fait naître, qu’il a élevé avant de le monter. « Il n’a eu qu’un seul cavalier et qu’un seul propriétaire, moi », sourit le jeune homme. 

Quant à ses projets pour cette année 2023, « je souhaite faire comme l’an dernier, me sélectionner pour les grosses épreuves 3 et 4 étoiles. Et ensuite on verra », avance-t-il prudemment.

Jean-Francis Simon sur son champion Enoch de Bréhat. 
(Collection personnelle J.F. Simon)

La Sarthe : un choix géographique

Si le cavalier a choisi de «s’exiler» en Sarthe, c’est avant tout « parce que  la Sarthe est très centrale pour les compétitions. On a l’autoroute tout près. C’est un choix géographique, on est à une heure, une heure trente des grosses compétitions: Le Boulerie Jump,  Jardy, Tours Pernay et autres »

Quand il n’est pas en concours, le cavalier valorise les chevaux, confiés par leurs propriétaires pour les commercialiser ou pour leur plaisir. Il suit ses cavaliers en concours, propose des stages… Il s’occupe également de son élevage. « Je n’ai pas beaucoup de poulinières, mais je les sélectionne avec soin avec l’espoir de faire naître un cheval aussi bon qu’Enoch !»

Catherine Gilot

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

Journée découverte du métier de maroquinier

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