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Entretien avec Valentin Bigote : « La Sarthe est une terre de basket »


Valentin Bigote, c’est le style au service du MSB. L’élégant arrière-ailier de 28 ans peut aussi bien dégainer à trois points que filer au panier après une belle arabesque. Bonne nouvelle, ce grand voyageur (déjà sept clubs) va se poser au Mans au moins jusqu’en 2022 !



Propos recueillis par Rodolphe Tréhet

Comment as-tu vécu ce deuxième confinement sans le moindre match de championnat entre fin octobre et fin décembre ?

Cela n’a pas été facile. Même des matchs amicaux ont été reportés. Alors que certains clubs français ont au moins pu jouer la Coupe d’Europe, nous nous sommes entraînés sans véritable but pendant deux mois. On s’est adapté, en se disant que c’était une saison spéciale et on en a profité pour travailler à fond sur des aspects précis du jeu. La qualité des entraînements n’a pas été affectée par notre frustration.

En même temps, en tant que jeune papa (Thiam est né en novembre, ndlr), cette période t’a permis d’être plus souvent chez toi et de récupérer de tes petites nuits…

Cela a été en effet le point positif ! La naissance d’un enfant est la plus belle chose qui puisse arriver à quelqu’un et on a pu s’occuper vraiment à deux de notre petit garçon. Et c’est du travail !

Vous n’avez joué que quatre matchs de championnat mais est-il possible d’avoir une photographie du potentiel de cette équipe ?

L’équipe paraît équilibrée dans ses forces, tout le monde peut apporter beaucoup. Il y règne aussi une très bonne entente. Néanmoins, avant le confinement, nous n’avons pu jouer qu’une seule fois au complet, à cause de blessures ou d’absences liées à la Covid. Il est donc difficile de se faire une idée de notre niveau réel. Mais on le saura rapidement en 2021 avec l’accumulation de matchs qui nous attend suite aux nombreux reports. L’objectif, c’est les play-offs.

Tu as déjà connu de nombreux clubs (Gravelines, Nancy, Dijon…). Qu’apprécies-tu le plus dans le fonctionnement du MSB ? 

Son professionnalisme. Dans chaque domaine du club, tout est bien organisé. C’est ce qui explique les bons résultats depuis de nombreuses années. Le titre de 2018 montre que le club ne reste pas sur sa seule renommée. Le public d’Antarès est aussi un des meilleurs de France.  

Petite colle… En quelle année le club a obtenu le premier de ses cinq titres en championnat ?*

Oh, non, non… impossible de répondre à cette question ! (rire) Mais je sais que le club a une longue histoire et que la Sarthe est une terre de basket comme chez moi dans le Nord (Valentin a commencé sa carrière pro à Gravelines, ndlr).

Tu apprécies les Warriors de Golden State et forcément Curry. Mais ton jeu fait penser parfois à celui d’un autre (ex) génie du basket, Manu Ginobili. Ce sont deux modèles ?

Ils sont en tout cas des joueurs inspirants. Curry est le tireur « absolu » dans le sens où il peut dégainer dans toutes les positions, avec ou sans dribble. Sinon, on m’a déjà parler de Ginobili pour ce qui est de mon style de jeu et c’est plutôt flatteur… Cela prouve que mon étiquette de « shooteur » peut parfois être décollée ! Lors de certains matchs, je prends même plus de tirs près du panier qu’à l’extérieur.  

As-tu quelques conseils pour nos jeunes lecteurs basketteurs qui jouent à ton poste ?

Avoir plusieurs armes dans son jeu, travailler car c’est la seule chose qui paie pour durer. Enfin, avoir une grande confiance en soi, sans être hautain.

Est-il vrai que tu ne pars jamais de l’entraînement sans un 10/10 aux lancers-francs ?

Oui. C’est un rituel depuis très longtemps. Comme celui de faire des séries à trois points avec un coéquipier, Williams Narace cette saison.

Dans ta famille, on joue (son frère Mathieu à Challans en N1), on entraîne (son père)… Vous parlez de quoi à table à part du basket ? 

De basket ! On est tous passionnés mais on parle d’autres choses parfois. Mais pas de politique, ce n’est pas mon truc.

En tant que Sarthois d’adoption (depuis l’été 2018), quels lieux affectionnes-tu dans le département ?

J’aime bien le centre-ville du Mans, j’y ai même mixé au « 108 » Place de l’Eperon (Valentin est DJ à ses heures perdues, ndlr). Sinon, habitant à vingt-cinq kilomètres du Mans, j’apprécie aussi les promenades avec mon chien à la campagne !

* Le MSB, alors SCM, a gagné son premier titre en 1978. Suivront quatre autres sacres en 1979, 1982, 2006 et 2018.

Valentin Bigote et le MSB en quatre chiffres

12,1 points (en 23 minutes) comme son nombre de points en 2019-20, sa meilleure moyenne de points en carrière dans l’élite.

35 points comme son record de points sur un match. C’était en Coupe de France le 17 septembre 2019 face à Monaco (13/16 aux tirs dont 5/6 à trois points).

–  39 comme son évaluation lors du 1/8e de finale de Coupe de France en février 2019 face à Boulazac, septième meilleur chiffre de l’histoire du club.

90,7 % aux lancers-francs en 2019-20, soit le cinquième meilleur pourcentage de la Jeep Elite.

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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