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IMMOBILIER : PRUDENCE SUR  L’AVENIR

Claire Tessier, Présidente Déléguée de la Chambre Interdépartementale des notaires de la Sarthe

Nous avons rencontré Claire Tessier, Présidente déléguée de la Chambre Interdépartementale des Notaires de la Sarthe, par ailleurs notaire sur le nord Sarthe. Elle porte un regard lucide sur le marché de l’immobilier, qui montre des signes de ralentissement, après 2 années d’euphorie post Covid 19.

Présentez-nous la Chambre des Notaires de la Sarthe, dont vous êtes la Présidente déléguée.

En Sarthe nous avons 61 études notariales pour 114 notaires (93 à leur compte et 21 notaires salariés). La Chambre représente la profession auprès des collectivités, de la presse, des lycées, facultés … elle apporte ses connaissances (en immobilier par exemple) et fait connaître les métiers du notariat : notaires, clercs de notaires, négociateurs, comptables… 500 personnes travaillent en Sarthe dans les études. 

Comment a évolué le rôle du notaire dans notre société ?

C’est avant tout un service de proximité pour les citoyens. Le notaire est assermenté et intervient dans de nombreux domaines, notamment l’immobilier (ventes, estimations …), et les actes liés au Droit de la famille : successions, donations partages, donations entre époux, contrats de mariages, PACS, séparations … Il rédige et enregistre les actes, mais il a aussi un rôle important (souvent méconnu) de conseil, sans oublier son rôle de collecteur d’impôt pour l’État et les collectivités. On l’oublie souvent mais le notaire ne prend qu’environ 1% d’honoraires sur les montants des ventes immobilières.

Vous venez d’éditer un observatoire des chiffres du marché de l’immobilier en Sarthe ?

Oui nous sortons ce baromètre chaque année début septembre. Les chiffres 2022 en Sarthe indiquent une hausse des volumes de 33% sur 5 ans, une hausse des prix pour une maison ancienne de 14,8% en 5 ans, avec un prix de vente médian de 140 000 € (voir carte pour le détail par zone). On note malgré tout un ralentissement en nombre de transactions sur la dernière période, du fait de la hausse des taux d’intérêts et du plafond du taux d’usure, qui empêche certaines catégories de sarthois d’emprunter. La demande est toujours là mais il y a moins de visites par raréfaction des biens. Mais il y a toujours des promesses de vente à signer, nous le constatons dans nos études.

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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