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Aux Pieds Douillets

La tendance par Elodie : Les matériaux d’antan

Les matériaux d’antan : comment ces matériaux jugés « démodés » il y a encore quelques années, sont-ils redevenus tendance ?

Petit retour en arrière pour comprendre l’origine de ces matériaux.  

La tomette en terre cuite.

Souvent de forme hexagonale (ou carrée), la tomette est un carreau de « terre cuite » (émaillé ou pas) le plus souvent utilisé en revêtement de sols. C’est un des plus anciens matériaux artificiels de construction : on voit ses premières apparitions à l’époque du Néolithique avec la création de poteries, de sculptures ou encore d’ustensiles de cuisine. Aujourd’hui, cette matière robuste est employée pour la création de matériaux destinés à l’habitat comme des tomettes, des briques, des tuiles, etc…

A l’époque, fa forme hexagonale de la tomette avait pour but de limiter les coûts de fabrication tout en permettant un emboitement des carreaux quasi-parfait, ne nécessitant presque pas de joint ce qui laissait apparaître un sol plutôt lisse et agréable.

La terre cuite se compose essentiellement d’argile et de sable. Ce mélange est cuit au four à environ 900°C, ce qui lui permet d’atteindre des propriétés de résistance très intéressantes en plus de devenir parfaitement étanche. En plus de son côté isolant, elle possède des propriétés antifongiques, idéales contre le développement des moisissures, ce qui en fait un matériau parfait pour répondre aux impératifs environnementaux actuels. 

Pour résumer, la tomette en terre cuite est économique, résistante, isolante, antifongique, tout en restant esthétique. Par contre, s’agissant d’un matériau poreux, il ne faudra pas oublier de l’imperméabiliser.

Aujourd’hui, elle est déclinée en plusieurs formats et en plusieurs coloris afin de s’adapter au mieux aux nouvelles tendances en matière de décoration.

Le carreau de ciment.

Le carreau de ciment, encore appelé « carreau hydraulique » est une invention révolutionnaire datant des années 1850, permettant la fabrication de carreaux en masse, ne nécessitant aucune cuisson car il est fabriqué avec une presse hydraulique. On découvre vraiment l’apparition de ces premiers carreaux lors de l’Exposition universelle de 1867.

Souvent, ce sont des carreaux très colorés, de 20×20 cm, mais il existe des formats plus petits ou plus grands. Leur design s’inspire souvent de formes géométriques ou de formes végétales, datant du style néo-gothique très en vogue à l’époque.

Leur pose simule fréquemment un « tapis » au milieu d’une pièce avec des carreaux assortis tout autour, comme une frise, s’adaptant parfaitement à toute la surface de la pièce.  Aujourd’hui, nous reprenons souvent ce procédé en incrustant des carreaux de ciment ou des « imitations » au centre d’un autre carrelage ou même d’un parquet.

Ce matériau reste très répandu, et se pose au sol ou au mur comme en crédence. Il se décline également sous d’autres formes comme du papier-peint, des crédences adhésives ou même des tapis. Souvent, le carreau « imitant » le vrai carreau de ciment, va être préféré à l’original pour des raisons de coûts, d’entretient mais aussi d’épaisseur.

Le vrai carreau de ciment est poreux, il faut penser à l’imperméabiliser, mais il est aussi épais de 12 à 16mm environ, alors que l’imitation aura l’épaisseur et l’entretien d’un carreau de faïence normal.

Et aujourd’hui ?

Les adeptes de « l’authentique » qui ont une préférence pour la tomette en terre cuite ou le vrai carreau de ciment, devront s’adapter au coût et à l’entretien mais pourront tout à fait reproduire les sols d’antan.  

Pour ceux qui souhaitent reprendre ces mêmes inspirations, en limitant leur budget et l’entretien de ces carreaux, il existe une multitude de nouveaux « carreaux » imitant à la perfection ces matériaux du passé.

Les imitations « carreaux de ciment » font fureur et se pose désormais dans toutes les pièces de la maison, du sol au mur et de nombreux carreaux reprennent la forme hexagonale des tomettes, se déclinant en plusieurs coloris unis ou à motifs, parfait en incrustation dans un sol carrelé ou en parquet.

La réussite de l’association du bois et de la faïence résidera dans le choix des matériaux, mais également dans le choix des poseurs car les découpes sont nombreuses et doivent être gérées à la perfection pour obtenir une association parfaite.

Il est donc primordial de trouver un bon carreleur et un bon menuisier pour réussir ce genre de pose.


Conception 3D par Elodie Ancona, La maison et ses envies.

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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