Aux Pieds Douillets

Courrez aux musées dès leur réouverture… des expos épatantes vous y attendent !

Alice Gandin, Responsable des musées de la ville du Mans
Alice Gandin, Responsable des musées de la ville du Mans

Alice Gandin, Directrice des musées du Mans, travaille à valoriser les collections des 4 musées du Mans, en tissant un lien avec le public au travers d’expositions temporaires de qualité, que les Sarthois pourront venir découvrir dès leur réouverture. En parallèle, la ville du Mans entend réorganiser son offre muséale de fond en comble. Une ambition de son maire, Stéphane Le Foll. Une ambition politique donc, mais qui répond aussi à des nécessités pragmatiques.

Quels sont les changements à venir ?

Cela part d’un constat : les espaces présentent des muséographies anciennes, avec des superficies qui ne permettent pas d’accueillir le public dans de bonnes conditions, ni de montrer la majorité des œuvres qui mériteraient de l’être. Au musée des beaux-arts de Tessé, nous ne disposons pas de salle d’exposition temporaire. L’idée est d’agrandir le musée de Tessé, et d’y adjoindre des services (boutique, restauration). J’aimerais aussi resituer l’accueil du nord au sud, avec un réaménagement des jardins.

Nous prévoyons aussi de déménager les collections en réserve du musée de la Reine Bérangère à l’hôtel de Tussé, puis de recentrer notre offre muséale sur 3 musées à long terme : le musée de l’Homme et de la Nature (Carré Plantagenêt), le musée de l’Histoire de la Ville du Mans (Tussé) et le musée des beaux-arts (Tessé).

Dès les réouvertures, que pourront venir voir les Sarthois ?

Les saisons d’expositions temporaires sur chaque site seront riches et épatantes !

Ainsi nous avons jusqu’au 30 mai une très belle exposition au carré Plantagenêt : « Tatoueurs, Tatoués », dont la notoriété internationale est immense, en collaboration avec le musée du quai Branly J. Chirac. Outre l’histoire du tatouage et son ancrage anthropologique fort, elle souligne également le geste de l’artiste, les échanges entre tatoueurs du monde entier et l’émergence de styles syncrétiques.

De même nous aurons du 10 avril au 20 septembre la chance d’exposer des œuvres de Marie Raymond au musée de Tessé. Elle était une personnalité incontournable de la scène artistique parisienne au lendemain de la 2nde guerre mondiale. Elle reste l’une des rares femmes peintres ayant fait le choix de l’abstraction pure contre les partisans de la figuration. Seront aussi exposées des œuvres des représentants de l’abstraction des années 1950 : Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Hans Hartung, Gérard Schneider, Serge Poliakoff… L’exposition va rassembler 70 œuvres (peintures, sculptures, dessins, films) réalisées par une vingtaine d’artistes provenant de collections publiques et privées.

Au musée de Tessé, la galerie égyptienne propose un espace de 600 m2 en sous-sol présentant les reconstitutions grandeur nature des tombes de la reine Nefertari. 250 œuvres remarquables de sarcophages et enveloppes momiformes, ainsi qu’une stèle, une barque funéraire et des objets rituels de la vie quotidienne.

Motif de tatouage sur un bras masculin. Photo John Weinstein

Infos Culture

Statuette en or découverte au mans en 1928 et datant de l'époque romaine
Statuette en or découvert au Mans en 1928 datant de l’époque romaine

Une petite statuette en or trouvée au Mans en 1928 est conservée dans un musée de Washington. La statuette avait été trouvée fortuitement lors de travaux agricoles dans un quartier aujourd’hui urbanisé du Mans. Vendue à un collectionneur manceau en 1936, ce dernier l’a revendu aux États-Unis. Elle a intégré les collections du Dumbarton Oaks Museum au début des années 1980.

Grâce à un scan et une impression 3D, le Carré-Plantagenêt en présentera une copie dans l’exposition consacrée à l’enceinte romaine du Mans en 2022.

Les musées du Mans innovent en proposant prochainement une restitution 3D de l’enceinte romaine côté ville. Elle sera présentée en 2022 durant l’exposition « Au pied du mur, l’enceinte romaine du Mans ». « Cette vision, totalement inédite, permettra de comprendre la construction de l’enceinte et son implantation dans la ville au fur et à mesure des siècles. Ce sera également l’occasion d’amener le public à découvrir une partie de l’enceinte finalement moins visible et moins connue que celle qui se trouve du côté de la Sarthe », explique Julie Bouillet, attachée de conservation du patrimoine des musées du Mans.

Le Mans échoue de peu en finale pour être capitale française de la culture.

“Notre projet est jeune. Il va mûrir autour des nouveaux événements Plein Champ, Le Mans Sonore ou Faite lire ! Je retiens que le président du jury a été surpris par notre ville.” Commente Stéphane Le Foll le 30 mars dernier sur twitter

Bruno Réchard

Bruno Réchard, rédacteur en chef du Petit Sarthois

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